Lifestyle/Mode de vie grenadine : blog mode et sciences humaines

The cure for boredom is curiosity. There is no cure for curiosity

jeudi 19 novembre 2009

Qui a pris le melon?



mardi 17 novembre 2009

Choo... Jimmy! Dis-moi oui, chéri...


































































































































































Samedi dernier, un événement mondial n'a pu vous échapper : la collection Jimmy Choo (chaussures -d'où son nom de famille!- et prêt-à-porter pour hommes & femmes) était accessible chez et à prix H & M.

Je n' y étais pas, pas plu qu'à la distribution de billet (opération de promotion d'une société de commerce en ligne) ce même jour près de la tour Eiffel.
L'annulation de cette manifestation a d'ailleurs provoqué des violences, où plus de 5.000 personnes s'étaient rassemblées, pour recevoir une des 5.000 enveloppes contenant un billet allant de 5 à 500 euros.
On n'ose imaginer les réactions possibles si la distribution avait réellement eu lieu (arrachage de bras qui tiennent trop fort l'enveloppe aux 500 euros etc.).

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/14/une-distribution-de-billets-de-banque-degenere-a-paris_1267361_3224.html

Je n'y étais donc pas...
...Non pas que je cède à une agoraphobie latente mais bien parce que je flaire d'avance l'ambiance de telles manifestations. On n'est donc plus dans l'imagination d'un danger fantasmé mais bien dans l'anticipation des moyens de sa propre survie.

Je n'y étais pas, mais je me devais d'être au courant car j'aime que l'air du temps vienne me caresser la joue, être au courant, c'est aussi important pour moi que pour van Damme.

J'ai pu observer à distance les files d'attente pour lesquelles il faut compter 1 minute 30 avant de pouvoir en atteindre la queue et prendre sa place pour 4H47 d'attente (voir post
L'événement Jimmy Choo en vidéo (âmes sensibles...)).
J'ai constaté une organisation peu utilisée de nos jours mais somme toute assez commune à l'époque de l'URSS communiste (voir photos 1 et 2). Si vous avez des doutes sur le principe, je pourrais éventuellement développer dans les commentaires. Mais est-ce bien nécessaire?

La marque prisée outre-Atlantique, popularisée par le film Le diable s'habille en Prada et autres Nicole Richie, devient accessible à nos porte-monnaie anémiés par la crise.
H& M avait déjà proposé des collections exceptionnelles en partenariat avec des marques luxueuses, et pourra à l'avenir ressortir la photo aux huîtres pour toute autre collaboration future (photo 6).

Je n'y étais pas et pourtant, une petite paire de spartiates basses à clous m'aurait bien plu (photo 7), réparant une rencontre ratée avec sa jumelle, sur ebay (voir post bye bye dream shoes
).
Mais, quand je regarde la dernière photo et la vidéo qui suit, je suis contente d'avoir dédié mon week-end à ma vraie vie...

Et vous, ça ne vous a pas trop mis le blues (d'y être ou ne pas y être allé)?

L'événement Jimmy Choo en vidéo (âmes sensibles...)

mardi 3 novembre 2009

Topshop shoes




mardi 27 octobre 2009

Forever 21 en images








lundi 26 octobre 2009

il faut s'inspirer pas imiter, en mode comme dans la vie

A vous de deviner quelle musique j'écoute.





































































































mercredi 21 octobre 2009

vrai achat virtuel et happy hours pimkie








































































Voilà à peu près les tenues que j'aurais pu concocter si j'avais profité des happy hours pimkie :

50% de réduction sur le site le mardi 20 octobre de 19h à minuit, grâce au code "happy 10".

Faute au site qui a largement buggé pendant ces 5h d'achat compulsif pour les internautes VIP dont je faisais partie mais (petit mea culpa) faute de ma part aussi qui m'y suis mise tard (20 minutes avant la clôture), pensant éviter l'affluence .

Je n'ai donc pas pu valider mon panier outre-bourré... trop de sens de l'organisation à rassembler avant minuit.

Mon banquier ne m'en remercie pas, il aurait tellement aimé me facturer quelques agios supplémentaires en ces temps de crise, faut bien qu'ils fassent leur beurre ces profiteurs de guerre...!

Bref, il me reste l'imagination, tendre salut à la fois pour ma créativité et
mon porte-monnaie que me procure ce blog.

Je me vois donc bien associer virtuellement ce bonnet et ce foulard qui auraient donné des airs de nouveauté à mon manteau noir. Dois-je rappeler que j'ai déjà de quoi couvrir ma gorge et mon chef pour ne plus entendre des voix me plaindre?

Le foulard écossais me
faisait de l'oeil aussi mais il n''aurait été qu'un doublon de celui que j'ai déjà en ma possession (voir photo du post précédent).

Je garde les traces d'un léger regret concernant les deux tenues accordées aux low-boots :
l'ensemble noir composé d'une robe bustier et d'un faux Dreyfuss,
(http://www.jerome-dreyfuss.com/index-fr.php)
très Audrey Hepburn version cheapisée/ 2010;

et pire (dans le regret,
mieux dans l'allure) : l'ensemble gris, composé d'une robe "plissé-étudié" et d'un soutien-gorge dont personne n'aurait su à quel point il était accordé à la robe qui l'aurait caché (la sus-citée).

Voilà donc un vrai butin virtuel puisqu'il n'arrivera jamais jusqu'à ma penderie.
Je souhaite qu'il égaye la vie des quelques heureuses détentrices qui auront mieux géré leur happy hours que moi.
Par contre, je tire des conclusions de mes erreurs et au prochain happy hours je serai avec les courageuses des pr
emières heures à pousser des coudes.

Et vous, votre expérience en happy hours virtuel est-il plus glorieux?

dimanche 18 octobre 2009

Extrait de La Psychanalyse du feu




























Avant d'entamer votre psychanalyse du feu, je vous rappellerai la définition qu'en donnait Robert Benchley :
"La psychanalyse : dites-moi vos phobies et je vous dirai ce qui vous fait peur."

Bien moins controversée que celle
extraite de Dits et contredit de Karl Kraus : " La psychanalyse est cette maladie mentale qui se prend pour sa propre thérapie."

A propos du thème qui nous intéresse, lacan nous prévient : "
La psychanalyse est un remède contre l'ignorance. Elle est sans effet sur la connerie."

Mais revenons à notre psychanalyse du feu et aux propos tenus par Bachelard sur un thème lié au propos général de ce blog. Il a psychanalysé l'homme moyen (duquel les femmes, même blondes, peuvent se revendiquer). voici ses conclusions :


"La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande
que la conquête du nécessaire."

"
L'homme est une création du désir, non pas une création du besoin."

"
La manière dont on imagine est souvent plus instructive que ce qu'on imagine."

C'est ce qu'en pense Gaston Bachelard.

Et vous, vous en pensez quoi?

mercredi 7 octobre 2009

Odysseum Mall

Mots-clés : odysseum montpellier économie midi libre languedoc

Plan_Odysseum_08

Odysseum 2 - le complexe commercial

Mode, culture, loisirs et restaurants vous attendent dans cette zone dédiée aux boutiques et aux grandes marques : H&M, Desigual, Zara Home, Apple Store



MODE
Femme

ARMAND THIERY Femme - CC CONFIDENTIAL - CHARADE - COP. COPINE - KOOKAÏ - MANGO - SUD EXPRESS - TALLY WEIJL -

Homme
CARNET DE VOL - ARMAND THIERY Homme - GENTLEMAN FARMER - OLLY GAN -

Mixte
AMERICAN VINTAGE - BERENICE - BERSHKA - DEELUXE - DESIGUAL - EBENE - ESPRIT - G-STAR RAW - GUESS - H&M - LE TEMPS DES CERISES - LEVI'S STORE - PARDON -
PLANET'INDIGO - PULL AND BEAR - QUIKSILVER - ROXY - STRADIVARIUS - TOMMY HILFIGER - ZARA

Enfant
JUNIOR LINE - OKAÏDI OBAÏBI - ORCHESTRA - PETIT BATEAU

Lingerie et bain
BANANA MOON - DARJEELING - PRINCESSE TAM TAM

Chaussures et Maroquinerie
ANDRÉ - BOTTY - CLARKS - GEOX - HYLTON - LAFARGE - LES MINIS POUCES - LE TANNEUR - SAN MARINA

BIJOUX & ACCESSOIRES
AGATHA - HISTOIRE D'OR - I'AM - IG INSPIRATION - LINKS - MONTRES & VOUS - SWAROVSKI

BEAUTE & BIEN-ÊTRE
ÉVOLUTION COIFFURE - JEAN VALLON ADVANCED - MARIONNAUD - MICHEL DERVYN - SÉPHORA

Le centre commercial régional, qui couvre environ 50 000 m² répartis sur 2 niveaux, comporte 96 boutiques et un hypermarché Géant Casino, auxquels s’ajoutent plus de 2 000 places de parking.

Entièrement commercialisé, le centre a attiré de nombreuses enseignes capables de répondre aux dernières tendances de la consommation : dans l’habillement, H&M, Zara, mais aussi Desigual - qui ouvre sa 5ème implantation en France – ou Stradivarius et Pull&Bear qui n’étaient pas implantées dans la région ; La Grande Récré (jeux et jouets), Darty (équipement de la maison) ou Sauramps (culture) font également partie de l’offre commerciale.

Le centre bénéficie également de la proximité immédiate des magasins Ikea et Décathlon ainsi que d’un pôle ludique d’attractivité régionale (cinéma, patinoire, aquarium, planétarium, bowling, karting, restaurants).

Grâce à ce nouveau "parc d'attraction/centre commercial", le quartier d'Odysseum est devenue une bien-nommée "zone ludico-commerciale"!


Odysseum - la zone de loisirs
Au terminus de la ligne de tramway découvrez Odysseum un monde dédié aux loisirs.

Le tramway traverse cette place d'où part une longue rue piétonne bordée de palmiers, de jeux d'eau et de lumière, traversant le pôle ludique.

Le Planétarium:
projection de spectacles
sous un dôme écran de 360° et de 15 mètres de diamétre reproduisant le ciel
nocturne , un systéme de projection permet de diffuser une animation vidéo pleine voûte de haute résolution simulant l'effet 3D .Et approfondissez vos connaissances avec les nombreuses conférences données par des scientifiques...

L'aquarium Mare Nostrum d'attractions spectaculairesd'activités culturellesd'activités pédagogiques qui sensibilisent toutes les générations aux enjeux écologiques de la protection de la faune aquatique.

La Patinoire Végapolis : une piste olympique de 1 800 m² de glace (60 × 30 m) avec ses rangées de gradins déclinables en deux versions 1200 et 2400 places selon l'importance des évènements,une piste ludique de 1 300 m² de glace, composés de dénivelés, d'un tunnel lumineux et d'espaces à thèmes.

Le Laser Game : simulation de tir où plusieurs joueurs s'affrontent pour gagner le maximum de points en touchant le plus possible les plastrons adverses sans tirer sur ses coéquipiers.

Le Bowling : Une superficie de 5 000 m2, et 40 pistes équipées d'écrans LCD affichant vos scores. gouttières « bumpers » pour les enfants à partir de 8 ans. Ces gouttières se relèvent légèrement et renvoient automatiquement la boule vers la piste afin de faciliter le jeu des enfants.6 autres pistes de 15m de long réservées et adaptées aux enfants à partir de 3 ans.

Acrochats : Mini parc d'attractions pour les enfants de 0 à 12 ans, c'est un grand espace thématisé d'aventures, de jeux et de célébrations.

Le cinéma Gaumont Multiplex : Avec ses 17 salles et des écrans géants pouvant atteindre 23 mètres de long.

Le Karting : la traversée du désert, la jungle amazonienne, la route 66...

Restaurants:
Selon vos envies du moment : l'Hippopotamus, les 3 brasseurs pour déguster bières artisanales et cuisine des Flandres, El Cuba Café ,le Planet Asie pour la zen attitude ou encore l'ambiance italienne avec Il Ristorante Pizza . OdysseumOdysseumAquarium - Copyright J.Grignard-extraitOdysseum Bowling-extraitbadr36_1planetarium_galilee-extrait© D.Vincenot


Demain je vois ça en live, je vous en donnerai ma version perso...


vendredi 18 septembre 2009

designers united et Georges Ivanovitch Gurdjieff

























J'ai découvert un nouveau magasin online avec des marques de référence dont ma marque de référence perso : Sessùn!
(le look Audrey Tautou dans Coco Chanel sur la photo ci-dessus est un des visuels de la collection Sessùn).
Ce site, dont je ne connais pas la date de création mais qui est nouveau pour moi porte un nom qui ne m'a pas laissée indifférente : designers united.
http://www.designers-united.com/online+shop/

Vous y trouverez des marques connues comme Stella Nova et bien sûr Sessùn mais il y a surtout de jeunes designers que je ne connaissais personnellement pas mais dont j'apprécie la créativité.
Ce nom original " designers united " m'a évoqué une formule espagnole : "El pueblo unido jamas sera vencido". De là, mon esprit s'est momentanément désintéressé de l'univers modesque pour partir dans des sphères impalpables, nommées par Platon "le monde intelligible".
J'étais donc en mode conceptuel, en pleine recherche sur blackle (le google éco-responsable).

Je suis passée du concept d'unité à celui de conscience (le coq m'ayant toujours rappelé la présence de l'âne) et je suis alors tombée sur une autre perle, pas aussi fashion que "designers united " : un texte de
Georges Ivanovitch Gurdjieff ...
Le contenu peut être résumé par un extrait de wikipedia :
"Les méthodes de Gurdjeff visaient à promouvoir l’auto-observation et « le rappel de soi » afin que ses élèves sortent, selon lui, de leur profond sommeil et deviennent conscients de leur vrai moi. Alors seulement, ils cesseraient d’être des machines humaines. Ce concept de rappel de soi était selon lui la clé d'une vraie vie, d'une conscience réelle du vrai moi. Sans cette capacité de "rappel de soi", de conscience totale et libre, un homme ne serait qu'un ensemble de réactions automatiques programmées par son éducation, ses acquis et son illusion de choix, soit une véritable "machine" quelle que soit son envergure intellectuelle. "
http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Gurdjieff

Un commentaire sur les théories de Georges Ivanovitch Gurdjieff et/ou des trouvailles chez designers united?

mercredi 16 septembre 2009

le paradoxe "boyfriend" :trop grand pour toi mais quand même à ta taille

Si mon copain portait du small....
... ce serait avec plaisir que je lui emprunterais sa veste, qui ne s'écroulerait alors pas aux épaules faute de carrure suffisante et je n'aurais alors plus qu'à la roulotter (rebouler en langage bloguesque) pour l'ajuster.

Trêve de rêverie, et puis avouons, sommes-nous prêtes à sacrifier le gabari de nos hommes juste pour pouvoir piquer de leur côté de la penderie?

La solution est dans le paradoxe (trop grand pour toi mais quand même à ta taille) matérialisé, entre autre, chez topshop (photo 1 et 2) . Une veste trop grande de partout sauf des épaules, juste là où ça fait moche quand c'est vraiment le blazer du boyfriend.





Chloé (photo 3) utilise un terme qui prête moins à controverse : " longline jacket" mais on reconnait bien là la boyfriend influence.
On veut du faux "oversized", parce que s'il suffisait d'acheter une taille trop grand pour avoir la boyfriend attitude, ça se saurait.





















Photo 4 : le boyfriend jean de MIH pourra encore passer dans plusieurs saisons, non-reboulé cette fois, en se faisant passer soit pour un jean large casual soit pour un jean droit classique (tout dépend à quel point il tombe boyfriend sur nous).

Tandis que la version de Elliott (photo 5) risque d'être typiquement datée car too much boyfriend-style à cause des griffures.
D'une part, j'ai une question : pourquoi le typique jean boyfriend tendance 2008/2009 est à ce point écorché que ç'en est même de l'acharnement ?
C'est censé être un jean de garçon et comme ils courent partout, ils tombent tout le temps, serait-ce l'explication?
D'autre part, je demande à ceux qui ont vécu tout ou partie des eighties de se souvenir de leurs jeans troués qui ont finis en short car immettable à force de massacre (parce qu'à l'époque on les faisait nous-mêmes les trous au genoux).
Dernière question que je pose à Elliott : quelle différence y-a-t-il entre le boyfriend jean et le dad jean (photo 6)? Les concepts sont proches à tel point que je ne perçois pas la nuance au niveau visuel. Et vous?

mardi 8 septembre 2009

bye bye dream shoes


C'est la rentrée depuis une semaine et j'attendais impatiemment l'arrivée de mes premiers élèves (je donne des cours particuliers de philosophie aux lycéens).

Désœuvrée, car plus vraiment dans un mood vacances, je me donnais la sensation d'activité en surfant sur le net jusqu'à pas d'heure (bah oui, parce que je n'avais pas à me lever le matin!).
Toute personne qui attend de pouvoir travailler connait cette sensation d'entre-deux, ni vraiment en phase travail ni vraiment en phase relaxation, impression d'hyper-vigilance due à cette énergie inexploitée...

Bref, après avoir épluché les blogs de ma connaissance, j'ai eu le malheur de fouiner d'un peu trop près dans ebay.
J'ai pu constater un paradoxe me concernant : moins je gagne d'argent, plus j'ai envie d'en dépenser.

Après la phase d'exaltation où mon fantasme de garde-robe idéale planait suffisamment dans mon inconscient pour permettre à mon conscient d'ignorer les trop nombreux clics sur paypal, la prise de conscience de ma faillite personnelle m'a finalement sautée au visage (avant le découvert : thanks to my surmoi, heureuse auto-censure).

Je m'étais promis de résilier mon compte paypal après une dernière acquisition : mes dream shoes, des spartiates à clous/sequins Roberto BOTELLA.
La vente se terminait aujourd'hui, j'avais même programmé une alarme sur mon portable pour ne pas rater ce rendez-vous.
Jusque-là nous n' étions que deux à enchérir mais quelques minutes avant que la vente ne se termine, nous voilà une dizaine à lutter.
D'où sortaient-elles ces bougresses, à venir loucher sur MES spartiates comme ça au dernier moment, quand j'avais déjà eu le temps de les accorder mentalement au reste de ma penderie?
Et pire : non contente de sortir sournoisement des fourrés, elles étaient prêtes à payer plus cher!
Elles sont parties à 65 euros, mon enchère maximum était d'un euro moins cher (fichue barrière psychologique).

On pourrait croire qu'une telle frustration aurait pu relancer le processus de quête du Graal, que nenni : j'ai résilié mon compte avec plus de facilité que jamais, comme on quitte plus facilement un amant qui vous a fait une crasse...!
Bref, mon ebayine idylle s'est tarie de façon fulgurante.

Le jour-même (c'est-à-dire aujourd'hui) mon téléphonait sonnait : mes cours commencent, finies les pseudo-vacances de surconsommation ruineuse : quand on travaille on a moins le temps de dépenser (réciproque du postulat de départ).
Bon, évidemment je pourrais regretter une chose : je ne donnerai pas mes cours en spartiates mais j'avoue que remis en contexte, ça ne pèse pas lourd comme souci.
Par contre, si par hasard vous voyiez cette paire ou sa jumelle, dites-lui que je suis toujours prête à l'adopter...

Question pour ceux qui veulent (pour ne pas dire "ceux qui suivent") :
Quel était le postulat de départ?
Bonne rentrée!

dimanche 26 juillet 2009

e-soldes chez urban outfitters et globalisation

J'étais en vacances à New york pendant les soldes. J'aurais pu comme beaucoup de mes compatriotes européens, faire des emplettes bradées à outrance, surtout que le change des dollars en euros est avantageux en ce moment : 1 euro vaut environ 1,5 dollars.
Pour convertir un prix du dollar à l'euro, j'ai pris la méthode qui facilitait au mieux le calcul mental que j'avais à faire : je multiplie le prix en dollars par 3, je divise par 10 (jusqu'ici j'ai multiplié par 0,3 mais dit comme ça mon cerveau a du mal à le faire mentalement) puis je soustrais ce résultat à la somme en dollars pour avoir l'équivalent en Euros.
Dit plus simplement, je soustrais 30% au prix en dollars.
Globalisation oblige, c'était les soldes là bas aussi, donc 30% de plus sur les soldes grâce au change.
MAIS, sachez que les prix affichés aux états-Unis sont hors taxe, petit piège qu'on retrouve au restaurant.... sans compter que le service n'est pas compris dans la note (bill), il faut laisser environ 20% du prix de la commande en pourboire (tips) au risque de passer pour un gros radin.
Les français traînent cette réputation à cause d'un choc culturel : en France, le pourboire est facultatif parce que le service est compris dans la note...
Bref, je voulais aller chez Macy's pour acheter des boucles d'oreille, à séphora pour acheter un vernis OPI couleur métro chic (pour ma soeur aînée qui m'avait donné les références parce qu'on ne peut pas encore le trouver en France et parce qu'elle aime bien être chic dans le métro) et à century 21 (magasin de dégriffes ET agence immobilière, comme chez nous!) près de Ground Zero, où là par contre je n'ai rien acheté parce que j'avais pris la décision de ne voyager qu'avec des bagages à main : pas de bagage en soute égale gain de temps et absence du risque de perte de la part de la compagnie aérienne!
Me voilà donc à résister aux petits prix par manque d'espace dans mes sacs.
Le manque d'espace dans mon appartement n'avait pas réussi à limiter ma consommation jusque là,mais là, la perspective de devoir acheter un nouveau sac pour pouvoir le remplir de nouvelles acquisitions, devoir le mettre en soute et rentrer en avion chargée comme un baudet, a freiné mes ardeurs.
Mon cerveau a alors pensé de façon pratique, mode qu'il a d'habitude du mal à aborder,
la pulsion a été moins forte que mon esprit rationnel, cette fois!
Donc j'ai résisté à New York...
Mais, malheur à moi : alors que je pars pour une seule et unique journée à Philadelphie, ne faut-il pas qu'un urban outfitters croise ma route et ouvre grand ses portes automatiques alors que mes yeux sortent de leur orbite pour aller mieux apprécier, à l'intérieur, le design précis de cette confection de qualité.

Là, alors que je ne traduisais plus le mot "sales" depuis plusieurs jours, me contentant de lire ce mot en français pour me dégoûter d'acheter (d'ailleurs, je faisais de même pour le mot "the" qui me donnait envie d'une petite infusion, que je remplaçais par un latte au starbuck, plus facile à trouver à tous les corners.)... j'ai craqué!
J'ai acheté uniquement des T-shirt (dont un bustier noir pour ma petite soeur) que j'ai heureusement pu bourrer dans mes sacs-cabine, et un joli panama gris que j'ai dû garder sur la tête pour ne pas m'encombrer.

Je suis donc rentrée en France un peu frustrée, bien que conquise par l'architecture et les bons moments passés en compagnie d'amis expatriés que je ne vois que trop peu souvent.
Il me manquait l'agitation, les bagels au cream cheese et...des vêtements urban outfitters!
J'ai depuis réglé deux de ces problèmes : j'ai trouvé des bagels monop que je toaste et sur lesquels je tartine du boursin figue et noix (si quelqu'un connait un autre fromage qui rappellerait mieux le cream cheese...) et j'ai fait les soldes sur Urban Outfitters. com!
Voilà mon butin : une jupe tube de la marque Cheap Monday à 30 euros, un Jean Silence and Noise à 37,5 euros et une blouse en Chambray de Kimchi & Blue à 15 euros.
C'est pas beau internet?

Ce post n'a pas été commandé par Urban outfitters ni par l'office de toursime de NYC, mais je vous conseille vivement cette destination, pour moi, l'année prochaine ce sera le Japon, je cherche déjà un Paris-Tokyo.

jeudi 18 juin 2009

sushis et cours particuliers à Montpellier

Mon activité jusqu'à aujourd'hui consistait à manger des sushis aussi souvent que possible et à donner des cours particuliers à Montpellier.
Le bac de philo ayant eu lieu aujourd'hui jeudi 18 juin de 8h à 12h : me voilà en vacances.
Juste une dernière chose avant de prendre mon sac pour la plage : faire la correction des épreuves de philosophie.

les sujets du bac philo 2009


Section L

Le langage trahit-il la pensée ?
L’objectivité de l’histoire suppose-t-elle l’impartialité de l’historien Commentaire du monde comme volonté et comme représentation de Schopenhauer.

Série S

Que gagne-t-on à échanger ?
Le développement technique transforme-t-il les hommes ?
Commentaire de De la démocratie en Amérique d’Alexis de Tocqueville.

Série ES
Est-il absurde de désirer l’impossible ?
Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?
Commentaire de Essai sur l’entendement humain de John Locke.

Je vous tiens au courant des corrections dans un prochain post.

pour en savoir plus voir site :
ecussoncoursparticuliers
_________________

lundi 23 mars 2009

chic dressing




















































Ce site de ventes privées propose des marques de prêt-à-porter bradées, toutes plus tentantes les unes que les autres.
Depuis ce matin et jusqu'à lundi prochain, vous pourrez shoper du"Tequila solo" (traduction littérale : une tequila pure, sans glaçon...ce que je vous déconseille de consommer si vous souhaitez échapper à l'ulcère et la cyrose).
Depuis 3 jours vous trouvez aussi du "american apparel" et autres marques de sportwear chic. Attention, la vente se termine ce vendredi.
Quelques exemples de ce qui est proposé sur ce site et qui a tapé dans l'oeil de la blogueuse mode que je suis :

photo 1 à 3 : précipitez vous avant jeudi sur les gilets "see you soon" à respectivement 35, 48 et 53 euros.

photo 4 : plus que 3 jours pour trouver sa chemise tartan chez "les petites écossaises".

Les petites robes Kosmika sont en vente depuis mardi dernier et l'offre se terminera demain. Reste les tongs havaïanas dont la vente se termine aujourd'hui...ça ne vaudra pas le coup de s'en vouloir si vous lisez ces lignes trop tard parce qu'esthétiquement parlant il y aura de meilleures pêches à faire question chaussures dans les semaines à venir.

Pour connaître plus de sites de ventes privées et vous faire parrainer le cas échéant, je vous conseille le blog de la Marie (spécialiste dans le domaine) : marieluvpink

mercredi 11 mars 2009

Kookaï : 3 silhouettes d'été 2009















































Ces trois silhouettes vont forcément croiser votre route dans les mois à venir. Il se pourrait même qu'il s'agisse à ce moment-là de votre reflet dans le miroir!

silhouette 1, réminiscence bobo, baba voire beatnik (tout dépend de votre génération)
tunique, pattes d'eph, méga besace.

silhouette 2, jean boyfriend roulotté en bas 100% 2008/2009
du basique noir/blanc en haut : T-shirt ou chemise rentrée.

silhouette 3, petite robe champêtre ceinturée à la cool et long gilet.

Le cahier de tendance Kookaï vous laisse anticiper un été casual chic : la main dans la poche est de rigueur si j'en juge par les visuels présentés cette année!
Mais halte à la tyrannie conformiste : restez les bras ballants c'est très hippie aussi... avec une ondulation personnelle je sais que vous saurez rendre ça casual chic!

Je souhaitais également revenir sur l'opération -50% sur le site pendant 4h dont je vous faisais part le 8 mars et qui était prévue pour le mardi 10 mars. Je ne sais pas encore si l'un de vous a pu profiter de l'offre, aucun des messages que j'ai reçu n'en parlait...
Alors quelqu'un a profité de l'offre?
Moi oui : le post précédent est le bilan de ma cueillette.
Dans mon panier : une besace en daim beige à 20 euros, une blouse à carreaux bleus à 12,50 euros, un skinny noir pour le même prix que la blouse (c'est à dire un ensemble à 25 euros, qui dit mieux), deux débardeurs à 3,50 euros et 4 euros, deux shorties à 4 euros, et 2 collants à 2,50 euros (total : un renouvellement de garde robe d'été à 65 euros : une solution de crise).
Je vous l'avais dit, il y avait des affaires à faire...
Mais : question pour ceux qui suivent (c'est-à-dire pas pour ceux qui lisent le blog en retard et donc à l'envers chronologiquement) : quelle enseigne online pratique de tels tarifs dans une période hors solde et nous fait le plaisir de ne pas proposer que de vieilles rougnes dépassées?

mardi 10 mars 2009

opération -50% sur le site pendant 4h









lundi 9 mars 2009

Audrey Tautou, prêt-à-porter sur internet et codes promo






















Pour toutes celles qui ne se sont pas remises de la fin des soldes et qui n'arrivent plus à acheter plein pot, il existe la parade des codes promo...
En voici quelques-uns :

-15% sur Kookaï-boutique.com
Code : 15AFKO
Expiration: Mar. 18, 2009
http://www.kookai-boutique.com

-50% sur le 2ème article sur Somewhere.fr
frais de port offert et sac bio en cadeau
Code : 8700
Expiration : juin 2009
il y a aussi une page promo :
http://www.somewhere.fr/fr/shop/promo.htm

-50% sur Pimkie.com
Code : happy09
Expiration : le 10 Mars de 19h à minuit
http://pimkie.com

A part ça : pourquoi cette jolie photo d'Audrey Tautou?

a) parce qu'elle porte une des marques citées
b) parce qu'on a réussi à me convaincre que j'étais son sosie
c) parce que je me sens comme une petite Amélie Poulain quand je partage mes bons plans

Bravo à ceux qui ont coché la réponse c) mais la réponse b) n'était pas une si mauvaise réponse...!

Racontez-moi ce que ces codes vous ont aidé à trouver.

dimanche 11 janvier 2009

soldes, Huxley et syndrome de Stendhal



















Comme le souligne ironiquement Huxley dans Le meilleur des mondes :"Ça n'a jamais été bien de raccommoder les vêtements, jetez-les quand ils ont des trous et achetez-en des neufs. Raccommoder, c'est antisocial."

Effectivement, comme la société est un regroupement de personnes liés entre elles par un lien d'interdépendance, quand on ne consomme pas, on brise cette chaîne dont nous ne sommes qu'un maillon... ha, ha!

Forte de cette sagesse nouvelle, je suis allée faire les soldes de façon entièrement décomplexée. D'autant plus qu'on m'avait annoncé une réduction de moitié dès le premier jour et que je suis tombée nez à nez avec des 70% qui n'étaient pas loin de me faire oublier la laideur de l'objet avec lequel ils étaient solidaires.

Comme on aimerait parfois voir migrer une étiquette 70% sur l'objet de notre convoitise malheureusement estampillé "nouvelle collection"...

D'ailleurs j'ai eu vent d'une rumeur directement issue de la rue (commerçante) : les soldes serviraient à nous attirer dans les magasins pour nous tenter insidieusement avec la nouvelle collection...
J'avoue ne pas prendre à la légère cette info même si je laisse de côté les éléments les moins vraisemblables : la musique qu'ils passent dans les magasins servirait à endormir notre vigilance, les étiquettes indiquant un prix très élevé suivi d'un prix dérisoire pousserait à acheter de l'immettable et le parfum d'ambiance serait aussi imperceptible qu'hypnotisant pour que rien ne reste ni dans les rayons ni sur votre compte en banque.

Le livret A va baisser en même temps que les soldes, le message est clair : n'épargnez plus, remplissez vos armoires : c'est la crise!
J'avais entendu une célèbre modeuse dire : "mon argent j'aime l'avoir où je peux le voir : dans ma penderie".

J'avoue ne pas partager cette théorie matérialiste mais à l'appel des soldes, je n'ai jamais su rester insensible...

Je me retrouve donc malgré moi dans les galeries Lafayette
de Montpellier (parce qu'il n'y en a pas qu'au boulevard haussmann) à essayer de me rappeler ce dont j'ai vraiment besoin. Mon cerveau hésite à sélectionner les vêtements selon la promotion qu'ils affichent, comme j'aurais fait sur internet, mais je décide de parcourir le magasin au radar de mes goûts. La sélection devient brusquement une sélection par couleur : je suis attirée malgré moi par les couleurs vives.

Soudain les noms des grandes marques de prêt à porter se mettent à tourner, des visages disproportionnés me demandent si je vais bien en articulant lentement, leur voix se mêlent à celle de l'animateur promo qui me crie dans les enceintes : "vente à perte!", à ce moment ma joue s'écrase sur la caisse enregistreuse.

Victime de l'agoraphobie des jours d'affluence...
que nenni : syndrome de Stendhal ! (état d'exaltation face à la contemplation d'oeuvres d'art qui provoque tachycardie, vertiges, perte du sentiment d'identité etc.)

http://www.ammppu.org/litterature/stendhal.htm

C'était pour rire : évidement qu'à la caisse enregistreuse je ne suis pas tombée dans les pommes... j'ai sorti ma carte bleue, comme tout le monde!

Et vous, quels effets ont les soldes sur vous?

vendredi 9 janvier 2009

Veste Tartan et Jean Baudrillard


Pour réussir à poster aussi régulièrement qu'auparavant, je me suis octroyé le droit de faire des minis posts quand bon me semble.
Par exemple aujourd'hui : je lance une citation philosophico-modeuse inspirée à la fois par les soldes et par Jean Baudrillard.


Toutes celles qui, spontanément, auront lu phonétiquement "djin" plutôt que "Jean", le prénom du sociologue (Jean Baudrillard), sont plus modeuses que philosophes ; comme celles qui, phonétiquement, lisent spontanément "zeu" au lieu de "thé" sont plus anglophones que francophones... Mais il ne s'agit que d'une dominante : on peut être modeuse ET philosophe comme on peut être francophone ET anglophone.

La règle du jeu de la citation philosophico-modeuse : discuter l'affirmation c'est-à-dire argumenter une contradiction et/ou reformuler dans d'autres termes l'assertion en l'agrémentant d'un exemple qui la confirme. Bref donnez votre avis d'expert dans votre domaine : votre expérience perso.

La citation philosophico-modeuse :

"Ce qui passe de mode entre dans les moeurs.
Ce qui disparaît des moeurs ressuscite dans la mode." (Jean Baudrillard)


question subsidiaire : de quelle enseigne vient la veste tartan?

mardi 6 janvier 2009

Demain les soldes































A l'instar de ce couple en virée dans les temples capitalistes, les vrais consommateurs avertis se devaient évidemment de commencer par un repérage préalable la veille des soldes, mais on peut aussi faire la modeuse-warrior et aller directement au front dès demain à l'aube (les soldes commencent à 8h!).
Pour celles qui n'ont pas pu libérer leur journée, il reste l'e-shopping, d'ailleurs valable pour toutes les modeuses (l'un n'empêche pas l'autre ) : Faites un tour sur les sites internet des boutiques (les soldes commencent à partir du 7 janvier minuit donc 8h avant les magasins).
Suggestions de sites :

www.petitbateau.fr
www.mangoshop.com
www.etam.fr
www.promod.fr
www.lespetites.fr
www.zadig-et-voltaire.com
www.comptoirdescotonniers.com
www.sarenza.com
www.spartoo.com
www.winaretta.com
www.net-a-porter.com
www.yoox.fr
www.rushcollection.com
www.brandalley.fr
www.placedestendances.com

Mon conseil pour ne pas tomber dans une frénésie d'achats compulsifs : la même méthode que pour les courses au supermarché où on vous conseille de manger avant, et bien pareil pour les fringues : on retourne sa penderie avant , histoire de prendre conscience de ce qu'on possède déjà et on ne fait plus que des achats intelligents : des hauts qui vont avec des bas qu'on possède et vice versa.

Après mon petit bilan perso, voilà ce que je vais acheter : en premier lieu un manteau très chaud parce qu'un trench c'est joli mais bien inadapté en ce mois de janvier des plus glacés, des pulls (et pas des fins comme j'aime et comme j'ai déjà) , des pantalons (qui se devront d'être flatteurs pour mon postérieur : un challenge en période de soldes) et de la lingerie, que j'aimerais princesse tam tam et qui risque surtout d'être du Etam (tam) lingerie compte tenu de la crise économique!
Ma tenue de combat pour demain : un slim dans des bottes comme ça je peux enfiler des trucs par dessus (pas besoin de faire la queue pour les cabines) et si j'essaye des chaussures j'évite la session lacet à défaire et à refaire.
Je vous souhaite une bonne pêche à toutes, mais ne vous ruinez pas : restez raisonnables!

Et vous, qu'est-ce que vous allez acheter (ou avez acheté)?

mercredi 31 décembre 2008

happy new year 2009


lundi 1 septembre 2008

Bonne rentrée!


Après une absence prolongée de la blogosphère, c'est avec plaisir que j'entame cette rentrée en y associant ce e-rendez-vous.

Ce qu'il se passe pour moi :
Toujours en couple avec le même amoureux, nos cours vont reprendre petit à petit au fil de l'année, jusqu'au surbookage d'avril/mai/juin (préparation du bac oblige puisqu'on donne des cours particuliers aux lycéens).

Ce qu'il s'est passé :
Une fois le bac passé, j'ai pu profiter de l'été, du soleil et de la plage, en bref, de ma liberté. J'ai aussi pas mal profité des soldes, en anticipation de cette rentrée que j'envisage chaque fois comme un renouveau.
Une nouvelle coupe de cheveux (il fallait rattraper la frange qui repousse), et une efficacité nouvelle dans ma garde robe : j'ai enfin trouvé un lieu de stockage des vêtements hors-saison, il me paraît plus pratique de n'avoir sous les yeux que des habits portables quand j'ouvre ma penderie : jeans, pantalons noirs, T-shirts, blouses, pulls et gilets, robes et collants, semblent les plus appropriés à occuper l'espace garde-robe en cette période.
Côté chaussures, je ressortirai bientôt bottes et bottines, les sandales rejoindront les débardeurs, hors de ma vue.
D'ailleurs j'en ai d'autres des petits trucs pour une bonne rentrée :

Au réveil : Étirez-vous, faites le dos rond et étirez vos bras vers l'avant.

En cas de stress : fermez les yeux, faites de plus longues inspirations et expirations, chassez les idées qui viennent (c'est à dire faites le vide : méthode de méditation des plus zen d'entre nous). Pour ceux qui peuvent : entrez en lévitation (!).

Et pour ceux à qui je n'apprends rien dans ces quelques conseils, je vous crois parés à une belle rentrée et c'est ce que je vous souhaite à tous.

Et vous : vous avez des conseils à partager pour une bonne rentrée?

samedi 23 août 2008

retour le 2 septembre



lundi 24 mars 2008

Le papillon endormi sur la cloche



Le titre est en fait un haïku, je laisse les plus inspirés le restituer en 3 vers, et les plus inventifs à en refaire un sur le même thème en le modernisant ou en l'humanisant. Souvenez-vous que le haïku doit rester suggestif, il ne doit pas tout dire explicitement.

Le calme avant la tempête peut se retranscrire en haïku, et a exactement le même sens; comme quoi le vécu humain trouve des dénominateurs communs malgré les multitudes de modes de vie.

Finalement, ces différences sont de surface; en profondeur, l'humain a à subir les mêmes contraintes : la contingence (hasard), l'impermanence (instabilité), et des déterminismes (et je n'évoque pas toutes les contraintes organiques).

Je reviens sur ce dernier thème qui m'a valu quelques mails d'incompréhension : le déterminisme c'est ce qui s'oppose à notre liberté et à notre volonté, ce sont des lois que nous subissons, c'est le "malgré nous" . Le déterminisme, c'est l'idée qu'une même cause produise les mêmes effets. Dans les sciences exactes, c'est une loi stricte (il y a une régularité inévitable), dans les sciences humaines ce n'est pas une loi nécessaire (nécessité : ce qui ne peut pas ne pas être, c'est à dire ce qui ne peut être autrement).
Par exemple quelqu'un de physiquement faible ne développera pas les mêmes traits de caractère qu'un autre fort, ils subissent le déterminisme de leur apparence physique. Les notions de liberté et de volonté permettent de casser certains déterminismes : par exemple, ce n'est pas parce qu'on est fort qu'on cherchera forcément à dominer les autres. L'humain a la liberté et la responsabilité de se déterminer lui-même.
Finalement, l'expression "être déterminé" induit en erreur parce qu'elle évoque, au sens courant, l'idée de volonté, qui est l'antonyme du déterminisme. En sciences humaines : "être déterminé" c'est subir une contrainte extérieur (due au milieu, au sexe, à l'époque) qui n'est pas non plus une fatalité, on peut lutter contre. Le déterminisme n'empêche pas la liberté, j'ai lu cette assertion qui illustre bien la situation :
"Le déterminisme est à la liberté ce que l'eau est au nageur".
Je voulais aussi vous faire part du projet blacktie, dont le principe est simple :
Faire un autoportrait (se prendre soi-même en photo. Pourquoi pas se faire prendre en photo? parce que les portraits, ce sera la deuxième partie du projet), dans une tenue s'approchant au maximum de l'ensemble chemise blanche et cravate noire, après la mise en scène est libre.
Et aussi vous communiquer le rituel de printemps de zenacroquer, parce que c'est bon pour l'humeur : " j'irai acheter des fleurs, je sortirai mes fringues d'été et j'échangerai mon parfum."

Et vous, vous arrivez à construire votre liberté au milieu (ou à partir) des contraintes? Et quels sont vos rituels de printemps : grand rangement, réorganisation de penderie (ranger les vêtements d'hiver, sortir ceux d'été), renouvellement de vos habitudes (autre parfum, autre façon de se maquiller), renouveau dans votre façon de vivre (activités différentes)?

jeudi 20 mars 2008

Vive le printemps et le troll du jour!



Comme chaque printemps, le retour du soleil, de la tension amoureuse et de la joie de vivre ont un impact immédiat de gaieté dans mon esprit.
Je prends les petites galères quotidiennes avec un humour surprenant, contrairement aux journées avortées de l'hiver.
J'adore les nuits d'été, déjà parce qu'elles commencent tard et parce qu'on les sait précéder des jours ensoleillés. Je parle déjà d'été, j'ai tendance à ne considérer que deux saisons : l'été et l'hiver (je précède la critique sur mon manque de mesure). C'est donc le printemps mais c'est l'été dans ma perception du monde!
Dans cette charmante ambiance d'un renouveau de bien-être, un troll aigri a surgi de sa noire torpeur pour tenter de polluer ce blog et mon humeur (ça rime malgré moi).
Étonnamment cette attaque coïncide avec des apaisements nouveaux qui me permettent d'avoir tout le recul nécessaire face aux courageux anonymes (délateurs, corbeaux, trolls : même combat...).
Quelle est la volonté de l'anonyme médisant : communiquer son malaise aux autres.
Que doit-on faire du paquet de haine que certains individus nous envoient : le retourner à l'expéditeur. Je ne souhaite pas être le destinataire de leur frustration; ils doivent rester les seules victimes de leur mauvais état d'esprit.
Le seul sentiment qu'éveille leur malveillance est la conviction qu'il vaut mieux être dans notre peau que la leur. Est-ce que ça veut dire que je ressens de la pitié? Même pas, j'avoue réserver ma compassion pour les gens qui ne souffrent pas de leur propre fait.
Si le troll attaque, c'est qu'en un sens j'ai dû le blesser. Il croit s'apaiser dans l'agressivité mais je suis convaincue qu'il n'a fait qu'augmenter son aigreur en plongeant dans la malveillance (attention aux ulcères psychosomatiques!).
Le conseil du jour pour le troll, moi et les autres : pour être heureux il faut chasser les pensées négatives qui empêchent le développement des idées apaisantes, revigorantes.
Le retour des beaux jours n'est pas la seule raison de mon retour de force, il y a aussi certains voiles qui se sont levés : j'ai fait récemment un tri dans mes relations amicales parmi lesquelles certaines étaient nuisibles (il est donc tout à fait possible que le troll soit un éconduit), ce qui a libéré du temps et de la disponibilité pour ceux que j'estime.
Je souhaiterais dissuader les personnes malveillantes de leur entêtement à provoquer une réaction de ma part (je leur accorde déjà un intérêt trop grand en parlant d'elles) : elles n'auront même pas mon mépris.

Et vous, vous sentez déjà les premiers effets du printemps? Et comment analysez-vous la démarche d'un troll?

une étiquette pour un tiroir de préjugés


On parlait récemment de ne pas mettre d'étiquettes sur les gens; on évoquait la profession dans le post Vaut-il mieux avoir de la chance plutôt que du talent? (le titre a d'abord été en version affirmative mais ça donnait l'impression d'une conclusion préalable).
Ce post évoquait l'existentialisme et la part de déterminisme dans le choix de l'emploi, auxquels s'ajoutent la chance et la contingente conjoncture (le hasard des circonstances). Aux commentaires des habitués a succédé un débat sur la citation de Woody Allen qui servait de titre : "Dans la vie il vaut mieux avoir de la chance que du talent". On peut reprocher à cette phrase son cynisme : elle exprime abruptement une idée qui va contre la morale. Un commentateur sociophile a crié au scandale d'une négation de l'intouchable déterminisme (c'est à dire ce qui nous détermine hors de nous : notre sexe, notre culture, notre environnement etc. La sociologie parle de déterminisme social, c'est à dire la reproduction sociale résumée par "Un fils de médecin a plus de chance de devenir médecin qu'un fils d'ouvrier") alors que ce n'était pas précisemment ce dont débattait l'affirmation de W. Allen.
Il faut prendre cette citation dans son aspect provocateur; le cynisme choque le sentiment moral pour provoquer une réflexion, ici sur l'injustice de ce monde qui ne récompense pas nécessairement au mérite. L'expression "on récolte ce qu'on sème" est vrai dans le sens de "100% des gagnants ont tenté leur chance." Mais même la nature nous enseigne que pour une raison x ou y (intempéries, invasion d'insectes), il est possible de ne pas récolter ce qu'on a semé.
Il faut observer les phénomènes naturels (et leur équivalent philosophique) par delà le bien et le mal, sans jugement moral puisque la nature est amorale (elle ne connaît pas le sens du juste); quand l'homme peut être immoral (agir contre le sens moral alors qu'on a une conscience).
De là à l'interpréter comme une négation des acquis de la sociologie, à l'instar de JD-le sociophile, ce serait extrapoler : déterminisme et contingence chanceuse et malchanceuse cohabitent avec la volonté et la liberté, ça paraît antinomique autant que le monde est contradictoire.
Et vous, quels types d'étiquettes souhaiteriez-vous décoller ?

mercredi 19 mars 2008

tendance fluokid



Sur le thème : l'été sera coloré, on commence à observer dans les rues un flux de pantalons (slim ou large, jean ou pas) aux coloris flashy.

Ça faisait un bout de temps que la tendance ne s'autorisait que des hauts colorés, les bas équilibrant en sobriété les lâchages topesques.

La photo ci-contre illustre une inversion de tendance : les blouses sages viennent compenser l'excentricité des bas fluokids.

Osez cet été ou jamais mettre une pointe arc-en-ciel dans vos éternels jeans, pantalons noirs, gris, bleus marine (qui sera la couleur de l'été adoptée par les frileux du voyant).

Les early adopters attirent déjà le regard des passants. Les autres attendent de voir si la tendance se confirme.

Et vous, vous allez oser le pantalon coloré? si oui, de quelle couleur?

lundi 17 mars 2008

haïku vestimentaire


Revenir à plus de simplicité. Cette règle vaut dans de nombreux domaines.
En terme d'habillement, la photo ci-contre est représentative d'un style simple et efficace.
J'aime la coupe des manches et son imprimé à petits carreaux, porté avec un slim ajusté, sans bijoux. L'ensemble est aussi épuré et doux que l'environnement zen : plante verte en premier plan, bois clair bien que teinté et luminosité.
Cette scène inspirerait presque un haïku (poème japonais très court : un tercet de 5, 7 et 5 pieds pour les haïkus occidentaux)
Le haïku le plus célèbre est celui de Matsuo Bashō :

"Un vieil étang,
Une grenouille saute,
Le bruit de l'eau. "
Le dernier vers n'est pas toujours traduit de la même façon parce qu'il s'agit d'une onomatopée en japonais. Le dernier vers est donc parfois réduit à un "plouf", "plop"ou "flop" : le bruit de l'eau onomatopéique. Mais ce n'est pas sans rappeler l'histoire moyennement drôle de "paf le chien", cette blague est finalement un haïku :
"un chien se promène sur la voie routière, une voiture passe, paf le chien".
Et une autre moins connue : "un homme entre dans un café, plouf" (plus surréaliste que haïku, celle-là) .
Une autre traduction, que je trouve plus subtile , est celle de Corinne Atlan qui a misé sur un effet visuel plutôt que sur un effet sonore; elle a traduit le dernier vers par : « le trouble de l'eau ».
Du coup, si on devait rationaliser ce vers qui ne devrait être que ressenti comme une évidence (mais on est cartésien malgré nous; l'influence du milieu), il représente un état de calme qui est perturbé en une seconde, ça montre donc l'impermanence des choses et le lien entre l'être vivant et la nature qui l'entoure : tout geste a une conséquence et une action aussi petite soit-elle peut engendrer de grands bouleversements (comme l'histoire du battement d'aile du papillon qui pourrait provoquer un cyclone par répercutions d'événements, l'effet boule de neige).
Le sens d'un haïku peut ne pas apparaître tout de suite, cette vision du monde parle plus aux contemplatifs qui voient les événements les plus simples comme des révélations sur le sens du monde : les lois physiques deviennent pour eux des lois philosophiques. Ainsi, un constat scientifique comme celui de Lavoisier "rien ne se perd rien ne se crée, tout se transforme" a un équivalent au niveau abstrait.
Le style nouveau qui caractérise l'école de Matsuo Bashō est le style shōfu.
Celui-ci peut se définir par quatre mots :
sabi : c'est la recherche de la simplicité et la conscience de l'altération que le temps inflige aux choses et aux êtres ;
shiori : il s'agit des suggestions qui émanent du poème sans qu'elles ne soient formellement exprimées ;
hosomi : l'amour des choses humbles et la découverte de leur beauté ;
karumi : l'humour qui allège du sérieux et de la gravité.
Un haïku doit habituellement contenir un "kigo", qu'on traduit par "mot de saison", c'est à dire un mot qui représente allégoriquement une saison. S'il n'en contient pas et que le contenu du poème ne traite pas de la nature mais des travers humains, on ne l'appellera plus haïku mais senryū.
Et vous, pourriez-vous improviser un haïku ou un senryū à propos de la photo ou de toute autre inspiration?

dimanche 16 mars 2008

L'invitation au voyage











"Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble.
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,Luxe, calme et volupté."
Voilà ce que les photos du dessus auraient inspiré à Baudelaire.
Le jeu du jour consistera à commenter ces quatre photos : que vous évoquent-elles?
Si vous n'avez pas la verve poétique, vous pouvez l'exprimer en prose dans la tonalité de votre choix, en un minimum de quatre mots. Puisque je lance le challenge, je vais essayer de le relever.
photo 1 : bienvenue au paradis, veuillez laisser les contraintes de votre vie extérieure au bout du ponton...
photo 2 : foulez le sable blanc qui vous conduira directement dans l'eau transparente...
photo 3 : le transat(tlantique) vous attendra dès votre sortie de bain...
photo 4 : c'est l'endroit où vous dormirez après avoir débattu du sens du luxe (et de sa relativité) avec votre cher et tendre.
Un post dédié à Hervé et Johana!

jeudi 13 mars 2008

Vaut-il mieux avoir de la chance plutôt que du talent?


Après avoir lu le dernier post de cécile, l'auteur de lesbabilsdececile "Dis-moi quel est ton boulot...
... Je te dirai qui tu es !", je réalise que la citation existentialiste "on est ce qu'on fait" pourrait être interprétée dans ce sens.
Pourtant, croire qu'on peut cerner définitivement quelqu'un à son emploi est réducteur. J'ai une copine psychologue (Claire, si tu me lis : respect!) et comme le métier de "diplomate" (qui en fait fantasmer plus d'un), c'est à la fois une fonction et le nom d'une qualité! Ça en jette plus que les jobs alimentaires, fonction remplie par des gens plus passionnants que leur rôle social.
L'existentialisme est bien plus global. On est ce qu'on fait dans le sens de nos actions quotidiennes, notre comportement au contact des autres. Tous nos actes ne se résument pas à une activité rémunérée.
L'existentialisme s'oppose à l'essentialisme; la formule qui montre bien leur antinomie c'est :
"l'existence précède l'essence", pour le premier : il faut être au monde pour savoir qui on est (puisque c'est à partir de nos actes que se définit notre essence) alors que pour le second (qui vaut pour les objets) : "l'essence précède l'existence". Par exemple, la chaise comme tout outil, instrument, chose : sa fonction est définie d'avance, avant même qu'elle ne soit créée. Sa définition précède son existence au monde.
L'essentialisme, pour les humains, vaudrait si on croyait au destin : "tout est écrit à l'avance", "nos comportements nous échappent", "nous sommes les jouets de la fatalité".
A contrario de ce fatalisme, l'existentialisme laisse à chacun la responsabilité de devenir celui qu'il est, ce qui ne se découvre qu'a posteriori.
C'est l'analyse concrète du vécu, hors de toute subjectivité (ce qui se révèle quasi impossible à atteindre pour nos entendements imbibés de notre monde intérieur) qui permet de définir l'individu et le sens de son existence.
La responsabilité est une liberté pesante, elle se résume à l'idée que "chacun est seul face à lui-même pour décider du sens qu'il donnera à sa vie", ce sens ne sera pas théorique, il se dessinera à travers la série d'actes qui jalonne nos existences.
Chercher à comprendre un être à travers sa seule fonction sociale, ce serait réduire la nature humaine à un choix conditionné, teinté de déterminisme social (je veux donc dire que le choix de la profession est empreint de déterminisme).
Je suis convaincue que l'homme se crée lui-même à travers ses choix, mais un seul de ses choix ne le résume pas, surtout quand on réalise que ce type de choix tient du compromis entre tous nos possibles et les cas particuliers de l'existence.
Ça me rappelle aussi la réflexion de Match point de Woody Allen : "dans la vie il vaut mieux avoir de la chance que du talent!".
En tenant compte du hasard de la conjoncture, de la chance et du compromis, on comprend bien que le métier n'est pas un choix fait dans la liberté la plus totale. C'est donc dommage que l'exposé de nos fonctions débute par "je suis...", quand il devrait se cantonner à un "je fais, entre autres choses,...".
La photo ci-dessus aurait dû m'inspirer un sujet dans la thématique : "les imprimés de l'été", mais disons qu'elle parle d'elle-même, je n'ai pas pris le risque de la paraphraser!
Et vous, vous diriez aussi qu'on "est ce qu'on fait", que la profession est un moyen erroné de définir un individu et qu'il vaut mieux avoir de la chance que du talent?
Edit : Il faut croire que mon post manque de limpidité parce que certains commentateurs lui ont fait dire le contraire de ce qu'il disait (ils croient que l'existentialisme nie toute forme de détermininisme, ce qui n'est absolument pas le cas), j'espère ajouter plus de clarté en vous proposant une interprétation de ce post par un lecteur-commentateur, Nicolas auteur du blog heresies , qui a compris mon propos, dans le sens où je l'énonçais:
"Je pense que nous serons donc d'accord pour concilier liberté de l'homme et facteurs innés ; l'un n'empêchant pas l'autre. Bien qu'ayant une très forte influence sur l'individu, l'éducation, la famille, le milieu social ne l'enferment pas, ne lui ôtent pas sa personnalité. Réduire l'individu à son appartenance à un groupe est le fondement des idéologies totalitaires (critères sociaux ou raciaux). Nier l'unicité absolue de chacun d'entre nous (malgré certains traits communs liés à la famille, la nationalité, la religion, etc) c'est nier l'individu et sa dignité. Un aspect de l'existentialisme qui me plaît (d'autres aspects me gênent), c'est la place éminente qu'il donne à l'individu, à sa responsabilité (parfois même écrasante) corollaire de sa liberté.Quant à ta remarque sur la diversité des références, elle souligne la liberté et la distance indispensable à adopter vis-à-vis de tout penseur (fût-il éminent). Et le risque de s'enfermer dans un "système" hermétique et peu propice à une réflexion vraiment libre."
Ce commentaire surpasse tous ceux que j'ai eu jusqu'alors : je fais ce blog pour qu'il s'y déroule ce genre de dialogues!
Si le post n'est pas une réussite en lui-même, à en voir l'incompréhension qu'il génère, il trouve sa justification dans la réflexion pertinente qu'il a provoqué.

mercredi 12 mars 2008

Le jeune vintage



Je parlais hier de faire cohabiter le récent et l'ancien. Je réalise qu'Amylee de trender a interprété ma réflexion au sens de mixer les tendances récentes avec des vêtements rétro.

Bien que ce soit une méthode que j'admire : les fashionistas qui savent intégrer du vintage aux pièces contemporaines reçoivent tout mon respect mais ce n'était pas ce que je voulais dire.

Ce que j'appelle "vêtement ancien" dans ma garde-robe : ce sont ceux des saisons précédentes, ils sont donc vintage d'une certaine façon mais n'appartiennent pas à une époque passée; je les avais appelé des "auto-vintage", ceux qu'on fait vieillir soit même. Si je file cette métaphore, ma penderie sera bientôt comparée (sans comparant) à une cave à vin. On pourrait plutôt parler de "jeune vintage".

Les pièces nouvelles permettent de remixer le jeune vintage : on fait donc cohabiter le récent et l'ancien, on revisite sa penderie pour ne pas avoir à la renouveler à chaque saison. Par exemple : le bleu et les fleurs redeviennent tendance, certaines robes "anciennes" revivront leur quart d'heure de modernité.

La fille de la photo porte une combi bleu 08 qui lui permet de recycler son vieux débardeur et ses grosses chaussettes cyclamen qui se portent dans les sandales (à grosses semelles compensées, en bois, tendances aussi). On ne peut pas parler de style rétro même si elle porte quelque chose "d'ancien" et d'ailleurs ce n'est pas non plus parce qu'elle porte quelque chose d'ancien, quelque chose de bleu et quelque chose de prêté qu'elle va se marier à l'américaine.

Et vous, vous renouvelez votre garde-robe à chaque saison ou vous arrivez à faire cohabiter le récent et l'ancien?

la grenadine : ça se dose!



J'ai beau continuer de prendre plaisir à me composer une tenue le matin (mes dépareillés à moi c'est aussi de faire cohabiter le récent et l'ancien), la thématique mode ne m'inspire plus que des blas-blas inutiles et répétitifs : attention à nos thèmes de prédilection, nos proches se tapent la tête contre les murs tellement ils pourraient finir les phrases à notre place. Ils attendent qu'on ait tourné la tête pour se noyer dans leur verre ou se petit-suicider.

Alors, on a beau considérer le textile et son agencement créatif comme une métaphore de la vie, de la personnalité et du vécu présent, parfois la source se tarit. momentanément.

Je suis comme cette blonde new yorker qui tient le monde dans ses lunettes : je vis la mode dans mes actes (oui, je suis très existentialiste dans l'idée, mais je crois me répéter si j'ose formuler une nouvelle fois : "on est ce qu'on fait"). Je suis l'auteur d'un blog-mode, pour vous, mais je suis aussi une compagne, une amie, une fille, une soeur, une prof. Je fais tout ça avec fougue et fracas, ça pulse dans ma tête et beaucoup d'air est brassé par mes bras et ma gorge. Mes cordes vocales font des abdos, ma glotte des tractions et ma langue claque sur mon palais et mes dents. Pour reposer les oreilles qui se fatiguent d'être attentives à ma verve, mes doigts pianotent sur le clavier pour qu'à distance on puisse lire les mots et les pensées que j'évacue de mon cerveau surchargé.

C'est la grande braderie des idées, ce blog : une expression canalisée par un thème doux comme un bonbon : le style. Derrière le sucré du futile, il y a les idées philosophiques qui trouvent moins facilement leur public. En faisant un blog hybride, je fais passer la pilule, aussi bien -j'espère- que je fais passer celle de mon chat en la mêlant à sa pâtée. J'espère que ma mixture n'aura jamais trop goût de médicament et pour ceux qui apprécient le traitement, qu'elle ne sera pas trop sucrée. Ça se dose la grenadine!

Et vous, vous faites cohabiter l'ancien et le récent, vous vous répétez, vous êtes existentialistes, vous parlez trop, vous avez besoin d'expulser de l'air et des idées? Bref : qu'a-t-on de semblable?