The cure for boredom is curiosity. There is no cure for curiosity

samedi 24 novembre 2007

l'angoisse!

Non, charlotte je ne fais pas d'étude de psycho ni ne suis psy, après dyns qui me demande si je travaille pour la gestapo (t'inquiète les réponses ne servent pas une mauvaise cause, je cherche juste à vous cerner). Oui, je pose trop de questions, mais vous n'êtes pas obligés d'y répondre. En même temps j'aime l'interaction entre vous et moi, c'est quand même l'intérêt et ce qui différencie un blog d'un cahier.

La photo d'aujourd'hui est encore une photo de björk (voir, björk s'en va avec le radio cassette, ou je rêve..... ), j'avoue, je l'aime bien cette fille, même quand elle pète les plombs. je l'ai choisie pour illustrer l'horrible sujet de l'angoisse (pour continuer d'induire charlotte en erreur). On se demande si deux personnes ayant vécu une crise d'angoisse parlent de la même émotion.

Physiologiquement l'angoisse se définit par un état physique d'oppression (du latin angustus : étroit, serré; ou angere : oppresser, étrangler). Il y a donc une réalité physique de l'état abstrait d'oppression. C'est une réaction psychosomatique (action de l'esprit sur le corps) faite de palpitations cardiaques et de sensations d'étouffement. Souvent les craintes qui le produisent sont irrationnelles ou même indéterminables par le "sujet". Au contraire de la peur qui a un objet déterminé, l'angoisse est un ectoplasme contre lequel on ne combat qu'en rationalisant ou en le trompant dans l'action.

Pour Sören Kierkegaard , qui a écrit des essais aux titres réjouissants comme traité du désespoir (dans lequel il cherche le remède de cette "maladie mortelle") et le concept d'angoisse, "l'angoisse est un état de la conscience face à un possible existentiel dont elle n'est pas en mesure de comprendre la nature".
Heidegger la décrit comme un état de la conscience face au néant mais j'aime ce que Sartre en fait de l'absurde : "parce que tout est contingence (ndlb: hasard) l'homme décide par ses actes et ses choix du sens qu'il donne à sa vie", rien n'est écrit, surtout pas qui nous sommes.
L'angoisse pour lui est "la conscience de notre responsabilité qui découle de notre liberté d'agir". Mais c'est parce qu'on a cette liberté d'action qu'on a la chance de décider de qui on devient : l'homme se définit par ses actes,"il est le seul auteur des valeurs que son existence affirme".

Comme le montre cette approche de la notion: c'est pas des études de psycho que j'ai faites, mais de philo, je devrais donc être théoriquement armée contre (?). En espérant vous transmettre du positif à travers ce support, il fallait bien analyser l'ennemi!
Et vous, un commentaire sur cette bête noire (difficile) et que faites-vous pour donner du sens à vos vies (encore plus difficile)? En résumé bon courage pour les com aujourd'hui!

EDIT : Prochain débat (not scheduled): humanité et humanisme, avoir de l'humanité c'est avoir de la bienveillance envers ses semblables, on n'est pas humain avant ça. Demain: 2ème tome de la BD. Et si vous avez pris lesbabilsdececile pour ma soeur (je vous préviendrai quand elle sera blogueuse, elle est déjà fan de cafe-mode , donc à suivre), allez voir le post d'hier.

11 commentaires:

Flabbergasted a dit…

"Lascive elle est pensive, en négligé de soi" Voici le refrain qui m'est spontanément venu en regardant le post d'aujourd'hui ! Tout le contraire du sujet développé... :-)

Pour moi, l'angoisse est une forme mentale de réflexe face à une situation redoutée, tout comme la fermeure subite des yeux devant un mouvement brusque en est une forme physique.

A noter que le lapin est plus angoissé quand il court pour échapper au loup que quand il se débat entre ses dents... A méditer !

grenadine a dit…

flab : il faut croire que j'inspire des chansons, c'est cool. Moi qui redoutais de plomber l'ambiance avec ce sujet.
Je ne m'attends pas à ce que les gens réagissent plus que pour le post "Il fait pas beau dois-je faire la gueule?".
J'aime ta définition synthétisée et ta méditation sur le lapin,elle me fait penser à la formule philosophique de "la haine" qui dit pourtant l'inverse: "le pire c'est pas la chute, c'est l'atterrissage" (version pessimiste qui s'applique surtout aux base jumpers) à laquelle je préfère "ce qui compte ce n'est pas l'issue du voyage mais le chemin".

Scheharazade a dit…

Coucou^^

Tu ne voudrais pas être prof de philo, ou psychologue ? A moins que tu ne le sois déjà ...^^

chu

grenadine a dit…

sche(rie) : prof de philo je le suis déjà, en effet. Et psy, je m'en sens bien incapable (trop peur de me sentir impuissante).

Charlotte a dit…

J'aime bien cette photo de Bjork, elle a l'air spontanée :) . Mais je ne trouve pas qu'elle fasse particulièrement angoissée, je dirai plutot lassive, moi aussi. Sinon pour l'angoisse ta définition me semble juste, mais je pense surtout qu'étant du domaine du ressenti, chacun vit cette sensation à sa manière ... Et puis il y en a plusieurs types différents aussi (mais bon je vais pas rentrer dans les détails ^^).

grenadine a dit…

charlotte : Cette photo,c'était surtout pour te répondre à propos de la psychanalyse. Le thème de l'angoisse rejoignait une autre discussion que je venais d'avoir.

Scheharazade a dit…

J'aurais bien aimé avoir une prof de philo intéressante comme toi (en prépa, parce qu'au lycé mon prof était génial).

chu^-^

grenadine a dit…

sche(rie) : merci ça fait tjs plaisir!

cs a dit…

jamais vu une telle definition aussi juste de l'angoisse : sartre.
en tt cas, elle correspond exactly a tts les angoisses que j'ai et qui ne font qu'entraver ma marche.

grenadine a dit…

cs : ça me fait plaisir ce que tu dis.

yespromdresses a dit…

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